EDITO DU 20 OCTOBRE 2021

20 octobre 2021


Chère Madame, Cher Monsieur,

La France entre dans une période cruciale. L’élection présidentielle qui approche sera déterminante pour l’avenir de la Nation. Le budget de la France a été présenté en Conseil des Ministres le 22 septembre dernier. Le bilan s’avère désastreux : la France est championne d’Europe de la dette publique, des prélèvements obligatoires et affiche un déficit commercial abyssal. A quelques mois de la fin du quinquennat d’Emmanuel Macron, aucune réforme structurelle n’a été menée à son terme. C’est la première fois en 25 ans qu’un président n’ajuste pas le système de retraite ! Certes il y a eu la crise du Covid dont nous avons collectivement subi les conséquences douloureuses. Face à cette pandémie, il était indispensable que l’État engage les financements nécessaires pour nous protéger.

Mais dans un rapport publié début septembre, les magistrats de la Cour des comptes dénonçaient la forte hausse des dépenses hors Covid au cours de l’année 2020, insistant sur la «nécessité renforcée de maîtriser l'évolution des dépenses publiques après la crise ».

Au total, cette hausse de 14% représente 13,7 milliards d’euros ! Pourtant, Emmanuel Macron ne semble pas vouloir tirer les leçons de ce constat d’incurie budgétaire. En tout, le gouvernement a annoncé de nouvelles aides à hauteur de 4,1 milliards d'euros, dont 2 milliards étaient certes déjà prévus depuis le début de l'été.

À titre d'exemple je pourrais également citer le plan d'investissement massif de 30 milliards d'euros en faveur de l'industrie et annoncé le 12 octobre dernier, à seulement 6 mois de l'élection présidentielle. Alors que le président de la République s'entête dans la stratégie du « quoi qu’il en coûte » dans une France qui doute, il est vital de préparer un nouveau projet pour la France. Plus que jamais, vous pouvez compter sur mon total engagement en faveur du retour de la droite à la tête de notre pays. Je suis à votre disposition pour échanger par mail ou par courrier.

Bien chaleureusement,

Céline Boulay-Espéronnier

Sénatrice de Paris