EDITO DU 26 MAI 2021

26 mai 2021


Chère Madame, Cher Monsieur,

J'ai participé, le 19 mai dernier, au rassemblement en soutien à la police, devant l'Assemblée Nationale, avec de nombreux collègues parlementaires. Par ma présence, j'ai voulu manifester mon appui aux forces de l'ordre, et plus globalement à l'ensemble des représentants de l'État. Qu'ils soient policiers, pompiers ou encore enseignants, de nombreux fonctionnaires de la République se retrouvent aujourd'hui en première ligne face à la violence grandissante d'une société qui se fracture. Dans ce contexte de tension croissante, il était essentiel de rendre hommage à tous ceux d'entre eux qui ont perdu la vie dans l'exercice de leurs fonctions. Alors que le venin de l'insécurité se propage chaque jour davantage, il est de ma responsabilité d'élue de rappeler mon attachement à notre pacte républicain. Il est du devoir de la classe politique de faire bloc derrière ceux qui servent l'État et nous protègent, trop souvent au péril de leur vie. Il est de notre devoir de ne pas nier que ceux qui sont aujourd'hui en première ligne font face à ce qu'il convient de désigner comme un "séparatisme". Faire bloc ne saurait se résumer au seul focus médiatique du 19 mai dernier. Faire bloc, c'est agir avec force, à travers des actions législatives, politiques, et surtout judiciaires concrètes.

La droite sénatoriale a largement pris part aux débats concernant la loi « sécurité globale » et jugeait cette loi nécessaire. Toutefois, l'article 24 du projet de loi qui pénalise la diffusion malveillante d'images des forces de l'ordre a été retoqué par le Conseil constitutionnel en raison de son imprécision. C'est la raison pour laquelle le groupe LR soutient la nécessité d'un nouveau texte visant à repréciser la qualification du délit de « provocation à l'identification ». J'évoque ici la violence envers les représentants de l'État mais je ne saurais omettre de rappeler qu'aujourd'hui tous nos concitoyens peuvent être exposés à l'inflation de la violence. La triste actualité récente nous rappelle que, tous les trois jours, une femme meurt sous les coups de son conjoint. Je serai particulièrement vigilante quant aux mesures mises en place dans le cadre du projet de loi "Confiance dans la Justice" qui sera examiné en septembre au Sénat. Il nous faut agir sans relâche contre toutes les formes de violence.

Bien chaleureusement, Céline Boulay-Espéronnier