Edito du 9 novembre 2020

9 novembre 2020



Chère Madame, Cher Monsieur,

Alors que la France fait face à une triple crise : sanitaire, sécuritaire et économique, et que notre pays est de nouveau confiné, le Parlement doit continuer à assumer son rôle. Il en va de la continuité démocratique.

Aussi, je continuerai à vous tenir informés de mon actualité législative.

La France est en proie à des divisions que nous ne pouvons pas nier. L'inquiétude est grande et l'avenir incertain.

Sur le plan sanitaire, la deuxième vague est bien présente et semble plus forte que la première. Nos hôpitaux sont en situation critique, l'occupation des lits de réanimation atteignant dans certaines régions le seuil d'alerte. Début septembre, le gouvernement nous avait promis 14 000 lits de réanimation pour novembre, or nous n'en avons que 5800. Le personnel soignant, exsangue, et en manque de moyens, fait preuve d'un grand dévouement qui force notre respect. Avec beaucoup de professionnalisme, ils ont su s'organiser.

La situation de nombre de nos concitoyens devient problématique. En tant que Sénatrice de Paris, je pense plus particulièrement aux secteurs du tourisme, de l'hôtellerie, de la restauration et de la culture. Mais aussi au secteur du sport, très touché, aux associations, et à toutes les entreprises durement éprouvées durant cette crise. Les prévisions sont alarmantes : moins 10 points de croissance en 2020, et une dette qui passe à 120% du PIB.

Concernant la sécurité, la France a été très récemment la cible d'attaques, elle doit donc mener un guerre sans merci au terrorisme islamique.

Nous sommes au pied du mur : j'attends du gouvernement qu'il prenne, dans les prochaines semaines, les mesures qui s'imposent.

La droite républicaine, dont je suis, doit être force de propositions dans le débat sécuritaire. Cette dernière a toujours su tirer la sonnette d'alarme, mais ne l'a-t-elle pas fait avec toute la force nécessaire. Je suis de ceux qui pensent qu'il faut être sans concession. La réponse pénale doit évoluer et il ne faut plus avoir peur d'avoir une vraie réflexion sur l'immigration.

Il ne doit plus y avoir de tabou.

Les paroles ne doivent plus être creuses, mais doivent être suivies d'effet.

Plus que jamais, et alors que la France est secouée par cette triple crise majeure, nous devons nous unir autour des valeurs de notre République.

Je souhaite conclure cet édito avec une pensée pour les victimes des attentats et leurs proches.

Céline Boulay-Espéronnier